Extraits du témoignage de Jean-Marie Dumont (H.50)

 

Racontez-nous votre histoire ?

J’ai passé les épreuves du bac lors d’une période de bombardements intenses par les alliés. Nous étions convoqués à sept heures du matin afin de terminer à dix heures, avant le passage des forteresses volantes.

Un des professeurs les plus populaires à HEC à mon époque était Monsieur Carré ; il nous faisait des cours interminables sur la chimie des colorants.

A l’entrée de l’école, il y avait un concierge, très physionomiste, qui disposait de tous les emplois du temps et qui ne laissait pas sortir les étudiants qui avaient cours. Il y avait aussi une pointeuse (comme à l’usine !) et chacun devait poinçonner sa carte à l’entrée et à la sortie de l’école. En amphi, les places étaient attitrées et des surveillants repéraient les élèves indisciplinés. Lorsque le nom d’une personnalité venait à être prononcé par un professeur et que le fils de cette personnalité était élève ou ancien élève de l’école, les étudiants criaient « fistici, fistici ! » ce qui signifiait « son fils est ici ». D’où le nom de « fisticis » donné, plus largement, aux élèves de l’école.

L’école avait déjà institué le contrôle continu des connaissances. Les « colles » se passaient dans des salles que l’on appelait les comptoirs. Lorsque qu’un élève avait passé une colle dans une matière, les coins de son cahier vert étaient coupés.

Chaque année, le bureau des élèves organisait au printemps une « Boum ». C’était la fête de l’école, chaque comptoir était décoré et des orchestres faisaient danser le public.

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Promotion 1950 (1)


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